Min de rien…

… Kaoh vient planter sa plume dans les Cahiers.

Quoi que ce soit probablement l’accroche la plus utilisée pour se présenter, on ne le dira tout de même jamais assez : l’exercice auquel je me livre actuellement est un véritable jeu d’acrobate, immanquablement bourré de choses inintéressantes, et d’un égocentrisme démesuré. Mais prenez donc une Orval, ça passera mieux.

Je me pseudonomme donc Kaoh, et, pour faire « court » avec les données personnelles, disons que j’ai eu vingt-deux fois l’opportunité de faire bouffer à la grande tante gâteuse qui hante chaque famille sa carte musicale d’anniversaire, que je suis étudiant et membre non-honoraire de la confrérie des Clippeurs de l’Est® (section de Nancy). Étudiant donc, j’ai consommé mon cursus comme un cocktail triple dans lequel j’aurais amalgamé économie, sociologie et linguistique comme on dilue de l’oeuf, du lait et du sucre dans un bon rhum ambré (et non l’inverse). Et à vrai dire, je me suis plutôt bien démerdé puisqu’après quatre années pleines, je m’en tire avec un DEUG d’éco (diplôme ayant perdu sa reconnaissance officielle depuis la réforme LMD par ailleurs…), une licence de socio, et une de linguistique. Merci les validations d’acquis et la possibilité de suivre deux parcours simultanément. Mais sortons la main du caleçon, elle commence à être humide.

Je me retrouve donc maintenant en première année de master d’anthropologie (ne cherchez pas la logique), à mythoner (et non mitonner) un projet de mémoire dans le but inavoué de passer l’année plutôt tranquillement et de m’adonner à quelque (j’insiste sur l’indénombrabilité) activité personnelle, en attendant de rejoindre la capitale des Gaules et sa célèbre Fête des lumières l’an prochain, pour y poursuivre réellement mes études.

Quoi que pas peu fier de ne pas usiter iTunes (hop, petite quenelle à feu Steve Jobs), je n’en reste pas moins grand dégustateur musical (ma collection ne fait cependant que frôler le To, le grand mestre Pooh reste donc le Jedi de la galette) ; je suis un féru de cinéma (quoi que ces derniers mois furent plutôt vides en matière de découverte) et je bouquine pas mal. Classique, et puis, pour plus d’informations, je vous invite à consulter les topics « L’Album du jour » (dont je dois avoir squatté un bon quart) et « Cinéma, gnagnagna » (sur lequel j’officiais surtout au début, avant qu’il ne devienne le presse-papier de chez Télérama – je plaisante – ) sur le forum d’AMV-France, douce association porte-étendard de la communauté française (message subliminal aux membres votants).

Passons donc plutôt au vif du sujet, les vidéomations® (plus communément et moins chauvinement affublées de l’acronyme AMV). Sur le plan de la carrière personnelle, le CV n’est pas particulièrement flatteur : depuis bientôt quatre années de présence dans la communauté française de l’AMV, seulement trois de mes créations ont été rendues publiques sur ma page .org, et pas nécessairement les plus pertinentes (une première très ancienne réalisée sous Windows Movie Maker et postée dans le simple but de mettre quelque chose sur ma page franchement créée ; deux autres réalisées l’an passé à toute hâte, dans le cadre d’un tournoi organisé par AMV-France). Il y a pourtant bien eu quelques projets… mais tous furent avortés, plus ou moins légitimement selon les bêta-testeurs impliqués. En revanche, j’ai été bien plus actif en endossant régulièrement le rôle de bêta-testeur, justement, et en commentant, plus ou moins activement selon les périodes, les clips publiés sur les diverses plates-formes de diffusion. Je ne pense donc pas être tombé du dernier derush et je crois être capable d’estimer avec une relative justesse quels sont les qualités et les défauts d’un clip. A ce propos, et pour reprendre une terminologie douteuse (dont nous aurons l’occasion de rediscuter par ailleurs, mais laissons ça à un avenir proche), je ne m’envisage pas à l’égard d’un continuum sur lequel deux points marqueraient la « spiritocratie » et la « technocratie » et j’essaie toujours autant que possible d’adapter mon évaluation au contexte dans lequel je la produis, quitte à reconnaître à un clip que je déteste pour x raisons qu’il possède indubitablement le double de qualités. Je ne suis pas un psycho-rigide de la technicité, pourvu que l’AMV respecte un minimum de critères d’encodage, de préparation des sources et de présentation. En revanche, je conspue les effets lorsqu’ils ne sont pas justifiés d’une quelconque manière. Mais s’il est un point sur lequel je prête beaucoup d’attention, c’est le montage « pur » : j’essaie toujours de distinguer et d’analyser le moindre choix de scène, la moindre transition, la moindre dynamique de mouvement, le moindre jeu de couleurs, … .

Votre Orval est terminée ? Servez-vous donc un petit rhum ambré andalou, un de ces derniers produits à base de canne à sucre en Europe, légèrement sirupeux et si parfumé en bouche. Pas trop quand même, il est déjà tard. Continuons.

A ce stade de la présentation, bien sûr, je souhaite remercier l’équipe des Cahiers de m’avoir proposé une place au coin de leur feu ; j’espère couler des lignes heureuses parmi eux. En tant que nouveau rédacteur, voilà donc comment j’envisage les choses pour le moment. Tout d’abord, je fixe l’objectif d’un billet hebdomadaire destiné à la présentation d’un clip ; ce clip pourra être un coup de coeur atemporel ou une perle actuelle tout comme une infâme bouse ou un clip dont l’une des lacunes est intéressante à décortiquer. L’objectif ici est de rendre la présentation du clip la plus « pédagogique » possible. Cette publication hebdomadaire mise à part, j’aimerais beaucoup consacrer, de manière régulière, un billet à un(e) clippeur/se spécifique, dont je tenterai alors de retracer l’évolution de manière interactive, en intégrant une interview le plus souvent possible, en anglais ou en français selon la nationalité de l’intéressé(e). L’objectif ici est double : il est toujours très intéressant de constater la manière particulière dont chacun se représente et appréhende le monde des AMV, et en même temps, une rétrospective personnalisée permet de redonner un peu d’importance au créateur/à la créatrice de la vidéo. En dehors de ça, j’aimerais beaucoup que l’équipe des Cahiers puisse se rassembler à échéance régulière et désigner un clip qui recevrait alors une marque d’estime particulière (ça pourrait être sous forme d’un « clip du mois » par exemple, pour lequel chacun des rédacteurs donnerait un petit avis personnel dans le billet de présentation ; ou tout autre chose). D’autres projets de billets un peu plus conséquents, dont certains pourraient se trouver dans la tradition des « Théories de l’AMV », vieillissent encore lentement dans le chêne de mon esprit, mais laissons ça à l’avenir, le temps d’ouiller encore quelques idées à mon vin synaptique.

Ainsi s’achève (enfin) cette fastidieuse mise en route…

Aux plus courageux d’entre vous, parcourant encore ces lignes et dont le gosier s’abime à nouveau de sécheresse, je ne saurais finalement que trop conseiller le délicat arôme des herbes aromatiques marocaines parsemées de feuilles de menthe fraîche, arôme noyé en eau bouillante et convive d’une lichette de liqueur de bergamote que vous aurez soigneusement importée de Lorraine. Bonne nuit.

Ah… au fait, enchanté.

      4 comments for “Min de rien…

    1. Eléo
      10 octobre 2011 at 13:09

      Kaoh… épouse-moi *o*

      Ton écriture me fait rêver. Charmante présentation qui reflète majestueusement une belle gestion de la langue française, chose qui se perd avec la propagation du kikoololisme.

      J’attends impatiemment tes futurs articles !

    2. 10 octobre 2011 at 15:47

      Bienvenue à notre nouveau rédacteur. Oui ça relèvera le niveau d’écriture du blog ^^
      Il commence bien en tout cas: il fait déjà fondre les cœurs.

    3. MimS
      10 octobre 2011 at 21:55

      Mec, tu m’as redonné envie de bloguer…

    4. Kaohmin
      11 octobre 2011 at 12:19

      Hé bien… merci à vous trois avant toute chose. =)

      @MimS : n’attends pas que ça retombe alors, fais toi/nous plaisir ! 😉
      @Eléo : RDV à JE 2012, je te ferai une déclaration/proposition à la Hank Moody. Ah ah !

      Bon… le plus gros du travail reste à faire : place aux articles. Le top départ sera donné sous quinzaine, approximativement. C’est que j’ai quelques trucs à régler d’ici là.

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